Santy Dorim
Native de Niamtougou dans la préfecture de Doufelgou (au nord du Togo), Santy Dorim porte fièrement son surnom de "princesse de Doufelgou". Elle hérite du talent de chanteuse d’une mère chanteuse traditionnelle ; au collège déjà, l’artiste faisait la joie de ses camarades et de ses enseignants lors des semaines culturelles en reprenant les chansons de ses idoles de l'époque telles : Mbilia Bel, Abéti, Maba et Afia Mala. L’amour de la musique ayant pris le dessus sur sa scolarisation, Santy Dorim s’engage dans l’orchestre de la préfecture de Kara (deuxième ville du Togo) où elle se fait très vite remarquer ; elle est ainsi sollicitée pour accompagner aux chœurs nombre de stars de passage dont feu François Louga, Tshala Muana, Mbilia Bel et bien d’autres.
Après deux ans passés au Bénin à l’école de la star Neil Oliver, Santy Dorim regagne le bercail en 1993, bien rodée et avec des idées plein la tête dont celle de se trouver un producteur pour entrer en studio. Lasse d’attendre des propositions, elle rassemble elle-même ses économies pour, en 1996, pouvoir produire son premier opus qu’elle baptise "prudence" ; un album que les togolais et béninois découvrent sur les médias : une stars est née.
En 1999, 2è coup d’essai et coup de maître avec la sortie de "yala kpate" dont les titres "Hédé" (afro-zouk mélodieux) et la chanson "Yala kpaté", font de l'artiste la révélation de l’année, meilleur clip d’inspiration traditionnelle et meilleure chanson d’inspiration traditionnelle en 1999 et 2000 ; ce qui vaut à Santy le surnom de "Reine du Kamou" (rythme et danse traditionnelle de sa région).
Quelques mois plus tard elle est sollicité pour être l’une des quatre artistes étrangères à participer au Québec (Canada) à un festival organisé par Connection Production et suivi de l’enregistrement d’un film documentaire musical baptisé "Passeport musique et Double étoile" enregistré au Canada chez l’artiste hôte, Mario Chenart, et au Togo.
L’année 2002 marque le retour de la chanteuse sur le marché discographique avec un nouvel opus baptisé "stop a la violence", produit par Nimba de Manselle. Cet opus est un melting-pot de rythmes du Togo, de la RD Congo, de salsa et de zouk love. Santy chante en français, mina, losso, kabye, et lingala et son nouvel album est dans l’ensemble bien accueilli par les critiques et les mélomanes avec notamment une forte rotation de ses chansons sur nombre de radios FM à Lomé et sur la radio africaine Africa N°1 et la diffusion quasi quotidienne sur les télévisions privées et sur la chaîne nationale (TVT) de ses vidéos.
Santy Dorim a été nominée dans deux catégories pour les "Cauries 2003" qui auront lieu bientôt.
NdM Production 2002
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