Njohreur
Après son tonitruant opus "Mbutuku" paru la veille de l'année 2001, Njohreur nous revient avec un album dans la même lignée, un "Harmattan" qui entend au cours de cette année 2003 raffler sur son passage tous les lauriers et toutes les faveurs des observateurs et fanatiques du makossa camerounais. Il faut dire que comme à son habitude, ce jeune chanteur s'emploie à installer dans toutes les places fortes du makossa une musique festive et très rythmée. A Douala, cela s'appelle "makossa zingué", une variante dont il est par ailleurs, avec son ex-compagnon de duo Sergeo Polo, le géniteur ; c'était en 1996 dans leur premier album commun "le mari d'autrui", dont le succès restera longtemps encore unique sur la scène camerounaise.
Njohreur nous présente ici son quatrième disque (3è solo) qui déroule au total dix plages autant attrayantes les unes que les autres. Attrayantes autant par la rythmique que par le discours de l'artiste dont on connaît la verve lorsqu'il s'agit de s'engager dans les questions du vécu quotidien. Mais on retiendra surtout le titre principal de l'album, "Harmattan", un medley dans lequel Njohreur se souvient des moments de grâce qu'il a vécus au sein des "Sans Visas", l'orchestre de Petit Pays son père spirituel à qui il rend ainsi un vibrant hommage en chanson.
Njohreur plaît à plus d'un titre dans son nouvel opus, même si on peut lui reprocher cette propension de plus en plus grande à substituer à la chanson des dédicaces autant inombrables qu'inutiles, à moins que celui serve personnellement à quelque chose.
JPS Production 2002
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